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Christian Ridez est né en 1963 dans le nord de la France.

Il est diplômé des Beaux-Arts de Tourcoing, puis de ceux de Paris, dans les ateliers de Pierre Alechinsky, et de Jan Voss. Il fait ensuite l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. 

Il a participé à différents salon (Salon D’Automne, Salon de Mai, Salon des Réalités Nouvelles, etc.) et a réalisé plusieurs expositions individuelles (Galerie du Haut-Pavée, Galerie Jacques Levy).

Certaines de ses oeuvres - datant d’avant 2000 - sont également en vente à la Galerie Antoine Rauffet (Paris IIème arrondissement).

Il vit et travaille en banlieue parisienne. 

“Je suis abstrait avec des souvenirs”

Paul Klee   

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Sur la construction de ses toiles :

“Le hasard d’une forme, d’une couleur en amène d’autres, et me fait raconter une histoire, d’abord à moi-même. Il y a des formes récurrentes que l’on retrouve de toile en toile : bustes, profils, fragments de corps… elles ont un sens pour moi, un sujet plus ou moins prémédité. A celui qui les regarde d’inventer sa propre histoire…

Dès lors, toutes ces formes superposées, ces enchevêtrements, forment des strates de peintures, une sorte de “perspective temporelle”, marquant le temps de l’exécution, qui parfois dure plusieurs mois. Une espèce de journal dont le passé est recouvert, dans un jeu de transparences, par les dernières touches de travail de peintures

Parfois, la fraîcheur du premier dessin est recouverte par une accumulation de formes, de couleurs qui bientôt se transforme en un fouillis inextricable. Ensuite il faut réorganiser ces constructions. Il y a une espèce de soustraction à opérer pour en dégager une image plus simple.

Il faut essayer d’assembler tous ces éléments épars, ces énergies, toutes ces directions pour n’en faire qu’une ; travailler en profondeur pour réorganiser cette confusion, et retrouver la simplicité du début, que ça rejaillisse dans une apparente spontanéité. La première phase ne me suffit pas.

Finalement, la toile reste un amas, un équilibre suspendu, dont l’inachèvement fait de repentis et de surcharges fusionne pour devenir un chaos organisé.”